Design 2026 : 3 tendances majeures pour garder une longueur d’avance
En 2026 et depuis quelques années, après une période dominée par l’efficacité, la standardisation numérique et l’esthétique “parfaite”, les créatifs poursuivent le virage amorcé : le visuel devient une expérience, une émotion, parfois même une prise de risque.
Les rapports de tendances comme Adobe Creative Trends 2026, Canva Design Trends 2026 ou Pinterest Predicts convergent vers un même constat : face à la profusion d’images générées, l’enjeu n’est plus de produire plus, mais de produire toujours plus juste, plus vivant, plus humain.
Le design de 2026 privilégie ainsi des esthétiques qui se ressentent autant qu’elles se regardent, qui convoquent la mémoire collective, le jeu, l’étrangeté et la surprise. Trois grands territoires visuels se dégagent nettement : l’émotion sensorielle, le retour du rétro réinterprété, et une liberté créative assumée qui refuse le sérieux excessif.
Susciter l’émotion
L’un des marqueurs forts du design 2026 est son ancrage émotionnel et sensoriel. Adobe parle explicitement d’une « Ode aux sens », où la création visuelle cherche à provoquer une réaction presque physique : envie de toucher, de ressentir, de s’immerger.
Les images ne sont plus seulement vues, elles sont perçues.

Cette approche se traduit par un usage accru des textures palpables (grain papier, surfaces organiques, reliefs visuels), des matières imparfaites, des effets de profondeur et de lumière qui évoquent le réel, des formes gonflées ou sensuelles inspirées du mouvement Gummy / Pop qui évoquent douceur et attachement, des variations chromatiques riches qui éveillent sens et humeur.
La tendance dite Gummy / Gimme Gummy, identifiée par Pinterest et reprise dans plusieurs analyses Canva 2026, illustre bien ce mouvement : formes gonflées, surfaces molles, couleurs pop mais enveloppantes, presque régressives. Ces visuels évoquent le confort, la douceur, parfois même l’enfance — un refuge émotionnel dans un monde saturé.
Au-delà de la matière, le design 2026 met en scène des connexions humaines sincères : gestes, regards, détails du quotidien, micro-récits visuels. Adobe évoque ici une volonté de recréer du lien par l’image, en racontant des expériences universelles plutôt qu’en affichant des promesses abstraites.
Le design devient un langage émotionnel, qui cherche moins à impressionner qu’à faire résonner.
Le rétro réinventé
Le “rétro” de 2026 n’est pas une simple nostalgie décorative, mais une ressource créative réinterprétée. Il s’agit d’incorporer la mémoire visuelle collective dans une esthétique contemporaine, afin de créer des visuels plus riches de sens et porteuse de sensibilité historique.

Ce mouvement se traduit par des typographies manuscrites et lettrages expressifs qui réintroduisent l’individualité du geste humain, des éléments artisanaux — dentelle, gravure, esthétiques des courriers manuscrits, textures papier — qui invitent à une expérience plus tactile et moins uniforme, ou encore des esthétiques type “apothicaire” ou des objets visuels historiques réemployés comme signes narratifs.
Selon La Réclame, cette tendance rétro s’inscrit également dans un mouvement de rejet du “lisse numériquement généré”, du tout digital, au profit de l’imparfait assumé, du beautiful ugly et d’une esthétique rugueuse qui valorise le matériau et le geste, et à un désir d’objets visuels qui semblent avoir une histoire, une origine, une matérialité.
Ce rétro réinventé ne signifie pas un retour nostalgique figé, mais un dialogue entre mémoire visuelle et contemporanéité, un dialogue avec des mises en page modernes, des couleurs contemporaines, parfois même avec des éléments 3D ou animés. Ce contraste crée des visuels à la fois rassurants et surprenants, capables d’installer une relation de confiance émotionnelle avec le spectateur.
On ne se prend pas au sérieux
Enfin, 2026 poursuit un véritable relâchement des codes visuels trop sages, vers une créativité libérée et ludique. Le design s’autorise toujours l’absurde, le jeu, l’inattendu. Cette folie surréaliste était déjà identifiée par Adobe comme l’une des grandes tendances créatives 2026, qui invite à jouer avec les codes visuels, à brouiller les conventions et à provoquer l’attention par l’étrangeté.

Objets détournés, proportions impossibles, scènes irréalistes, personnages hybrides : le visuel devient un terrain de jeu. Cette esthétique s’inscrit aussi dans une tendance plus large repérée par Pinterest Predicts, où les univers créatifs flirtent avec le kitsch, l’humour et une certaine légèreté assumée.
Ce « design qui ne se prend pas au sérieux » n’est pas superficiel. Il agit comme une réponse créative à la saturation et à l’anxiété collective. Dans un flux d’images lisses et prévisibles, l’effet de surprise redevient une arme puissante.
Le spectateur s’arrête, sourit, s’interroge. Le visuel crée une pause.
Cette dimension ludique se manifeste par des compositions inattendues ou surréalistes ;
des gestes graphiques qui revendiquent l’erreur ou le décalage ; des effets narratifs surprenants, parfois inspirés d’une esthétique “zine”.
Le jeu, le décalage et le surréalisme permettent aussi aux designers de reprendre une liberté créative souvent bridée par les standards. En 2026, oser l’étrange ou le drôle devient une façon d’exister visuellement.
Pour aller plus loin
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Marilyne Faivre
Directrice de Création
Directrice de création chez Floramedia, je suis attentive aux tendances visuelles de tous les secteurs inspirants. Concentrée sur une traduction graphique toujours cohérente et singulière des messages des marques de nos clients, je supervise avec exigence la conception visuelle de tous les supports de communication de l’agence. Passionnée par les arts visuels, j’insuffle ma sensibilité et une vision audacieuse sur chaque projet.
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